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Newsletter 14 : Intégrer une école ParisTech par les admissions parallèles

Virginie Lair, Directrice des formations à Chimie ParisTech - PSL et Vanina Amblas, élève ingénieure à l'Institut d'Optique

Entretien avec Virginie Lair, Directrice des Formations à Chimie ParisTech – PSL et Vanina Amblas, élève ingénieure en deuxième année qui a intégré l’Institut d’Optique après une licence à l’Université de Rennes 1.

 

Pourquoi votre école a-t-elle mise en place des admissions parallèles ?

VL : À Chimie ParisTech – PSL, nous recrutons beaucoup de personnes sur le concours CCMP (Concours commun Mines-Ponts). Nous avons mis en place des admissions parallèles pour avoir un autre vivier d’étudiants aux profils différents (internationaux, boursiers etc.). Cela nous permet d’avoir une diversité d’étudiants plus importante.

 

Avez-vous atteint les objectifs fixés en ouvrant ce type d’admission ?

VL : En ouvrant ces nouvelles voies d’accès, notre objectif était de continuer à renforcer la diversité du profil de nos élèves bien que nous ayons déjà une belle représentativité au niveau de l’origine géographique française et un nombre assez important de femmes au sein de nos promotions. Les admissions parallèles nous permettent d’intégrer une bonne part d’étudiants internationaux en particulier en deuxième année (une vingtaine pour une promotion de 120 élèves).

Elles nous permettent également, certaines années, d’attirer plus d’étudiants boursiers (des étudiants internationaux qui obtiennent une bourse d’État ou des étudiants français qui bénéficient d’une bourse du CROUS). Cette année par exemple, 50% des étudiants en première année du cycle ingénieur admis via les admissions parallèles sont boursiers contre environ 20% des étudiants admis avec les concours de classes préparatoires.

 

Quels sont les dispositifs de promotion mis en place ?

VL : Pour faire connaître ce dispositif aux étudiants internationaux, la direction des relations internationales de l’école part à l’étranger chaque année pour rendre visite aux universités partenaires dans le cadre du programme de recrutement international de ParisTech.

Au niveau du recrutement en France, nous n’avons pas mis en place de dispositif particulier car nous recevons déjà beaucoup de candidatures. Nous publions des informations sur les procédures des admissions parallèles pour intégrer notre école en première ou deuxième année du cycle ingénieur sur notre site internet. Dans le cadre de notre recrutement général, nous faisons la promotion de l’ensemble des voies d’accès de l’école quand nous participons à des forums, quand nos élèves visitent des lycées ou quand nous organisons des événements.

 

Comment un étudiant peut-il bien préparer son admission parallèle en école d’ingénieur ?

VL : La meilleure chose à faire est de bien s’informer sur ce que propose l’école. Je conseille aux candidats de parcourir le site de l’école pour saisir sa mission, son offre de formation, ses débouchés et ses spécificités par rapport à une formation universitaire et à d’autres écoles d’ingénieurs. Une mise à niveau est proposée dans certaines matières aux nouveaux élèves issus des admissions parallèles.

 

Quel est votre parcours ? Pourquoi avez-vous choisi une école d’ingénieur ParisTech pour devenir ingénieure ?

VA : J’ai effectué une licence de physique à l’Université de Rennes 1. En parallèle de la licence, je suivais un parcours CMI (Cursus Master Ingénierie) en instrumentation physique qui fait partie du réseau Figure. J’ai suivi les deux premières années de ma licence à Rennes et pour ma troisième année je suis partie faire un Erasmus en Suède à l’Université de Lund. Dès ma deuxième année de licence je savais que je souhaitais intégrer l’Institut d’Optique car les sciences de la lumière me passionnaient déjà et trouvent des applications dans de nombreux domaines. Aujourd’hui, je suis en deuxième année du cycle ingénieur de l’Institut d’Optique et j’effectue un apprentissage au sein du CEA Saclay. J’ai envie de devenir ingénieure car je veux exercer un métier scientifiquement stimulant, travailler en mode projet et répondre à des enjeux sociétaux et environnementaux.

 

Comment avez-vous intégré l'Institut d'Optique ?

VA : J’ai acheté un magazine Onisep qui répertoriait toutes les écoles d’ingénieurs de France. En le feuilletant j’ai vu le nom de SupOptique et j’ai eu un déclic. Je ne savais pas qu’on pouvait devenir ingénieure en optique ! L’optique est au confluent de tout ce que j’aime en physique (physique quantique, physique des ondes, électromagnétisme…). J’ai alors passé le concours GEI Univ qui regroupe plusieurs grandes écoles d’ingénieurs dans l’objectif d’intégrer l’Institut d’Optique. Pour ce concours, une partie de la sélection se fait sur dossier (lettre de motivation, lettres de recommandation, relevés de notes) et une autre partie se fait à l’écrit et à l’oral. Je n’ai pas passé l’épreuve écrite car j’étais en Suède en Erasmus. J’ai eu une dérogation. J’ai été admissible et j’ai passé des oraux : un de motivation, un de maths et un de physique. Ce que j’ignorais à l’époque et qui est bon à savoir pour les prochains candidats des admissions parallèles c’est qu’un concours interne à SupOptique est aussi proposé.

 

Comment s’est passée votre intégration dans l’école que ce soit dans votre scolarité ou votre vie étudiante ?

VA : Mon intégration s’est très bien déroulée sur ces deux plans. Je me suis tout de suite sentie à ma place. Puisque j’avais été sélectionnée, je savais que j’avais le niveau. Toutefois, j’avais peur d’être un peu à la traîne par rapport aux élèves venant de classes préparatoires. Finalement, pas du tout. L’ambiance à l’école est saine et familiale.

 

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